Slam’plaît
décembre 19, 2007
Le slam ? On le connaît à travers des artistes médiatisés et reconnus. Zoom sur un art qui n’est pas réservé à ceux qui sont déjà sur le devant de la scène.
Grand Corps Malade et Abd al Malik, grands vainqueurs des Victoires de la Musique cette année, ont à eux deux, fait découvrir le slam à la France entière. Né aux Etats-Unis dans les années 80, cela ne fait qu’une dizaine d’années que le mouvement a éclos dans la région parisienne. Désormais, les soirées consacrées au slam fleurissent un peu partout.
« Je redonne les règles : on s’inscrit sur une feuille à l’entrée, on a cinq minutes et ensuite on boit un coup » explique l’animateur du Festival Slam L’Homme Géant, organisé dans une petite salle de concert branchée de Lyon.
Le « slam » (« claquer » en anglais) consiste à déclamer des textes en mêlant sonorités originales, jeux de mots et intonations particulières. La langue française devient une véritable mine d’or pour les « poètes modernes » qui la détournent malicieusement dans un remaniement délicieux. La prose n’est plus réservée aux maîtres du genre, elle est enfin accessible à tous.
Du slameur le plus entraîné, qui dépeint le monde en martelant ses mots, au débutant, qui feuille tremblante à la main nous fait part de ses rimes, les soirées accueillent un public des plus hétéroclites. La force du slam, c’est bien le pluralisme. La scène, c’est un peu un « Hyde Park corner » où chacun prend la parole le temps d’un instant. Dans une société où plus personne ne semble s’écouter, le slam serait-il le nouvel instrument de la démocratie?
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1.
mals | janvier 4, 2008 at 6:26
Très Abd Al Machin.
Je n’aimais pas du tout. Je l’ai vu en concert par hasard: une vrai (bonne) surprise. Ce gars est une bête de scene et sa musique prend toute sa dimension ( mais qu’est-je bien voulu signifier par sa dimension ?).
Et j’ai le CD (acheté, hein pas piraté)