Musées gratuits, culture pour tous
décembre 9, 2007
De janvier à juin prochain, quatorze musées et monuments français ouvriront gratuitement leurs portes. La mesure pourrait être étendue si l’expérimentation se révèle positive.
Souhaitée par le Premier ministre François Fillon, la gratuité des musées concernera, à partir du 1er janvier 2008, les collections permanentes de six musées de Paris et son agglomération et huit en province (voir la liste des musées concernés). A cette liste s’ajoutent quatre grands musées parisiens qui proposent un accès libre et gratuit un soir par semaine (de 18 à 21h) pour les jeunes de dix-huit à vingt-six ans : le musée national d’Art moderne le mercredi, le musée d’Orsay le jeudi, le Louvre le vendredi et le musée du quai Branly le samedi.
Séduire de nouveaux publics
Le but de l’opération est de « provoquer le désir [...] chez ceux qui ne sont pas familiers de ces lieux » explique la ministre de la culture, Christine Albanel. Alors que les musées restent un mystère pour beaucoup, rien n’incite à le percer car le prix constitue une barrière, psychologique ou pas. L’opération est donc bien une démocratisation de la culture avec un symbole fort, la gratuité totale. A terme, la fréquentation, la capacité à séduire et surtout la composition socioprofessionnelle du public seront mesurées par un prestataire extérieur. Les résultats seront utilisés pour un possible étendue de cette gratuité.
La gratuité a un coût
Rien à dépenser donc… ou presque. Au coût de l’évaluation s’ajoute celui de l’expérimentation. L’Etat allouera donc une somme de 2 220 000 euros aux musées afin de compenser le manque à gagner. La gratuité a effectivement un coût, qui relève du publique. Au musée Picasso de Vallauris, le personnel en a bien conscience: « Si la mesure est étendue? Pour être un peu trivial, ça fera moins d’argent dans les caisses de l’Etat et on se demande juste si il y aura des conséquences sur le budget de fonctionnement qu’il nous attribue. » Le danger est effectivement la manière de compenser le manque à gagner. Au Royaume-Uni, les salles de collection permanentes des musées nationaux sont gratuites mais le prix des expositions temporaires est spectaculaire. Reste la solution des boutiques d’objets dérivés des musées mais rien ne montre que le visiteur qui n’a pas payé son billet se précipitera sur la cravate Chagall ou l’éventail Picasso…
Les musées concernés sont :
- Paris et son agglomération : Guimet, Cluny, le musée des Arts et Métiers, des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, de la Renaissance d’Ecouen, de l’Air et de l’Espace du Bourget
-Province : le musée de la Marine de Toulon, le musée national Adrien Dubouché à Limoge, le musée Magnin à Dijon, le palais du Tau à Reims, le palais Jacques Coeur à Bourges, le château d’Oiron, le musée national du château de Pau et le château de Pierrefonds
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1.
Read more tjr | décembre 20, 2007 at 12:49
Je suis sceptique quant à cette initiative… on ne peut que la saluer au 1er abord, mais je ne pense pas qu’elle aussi incitative qu’on la présente! les personnes qui n’ont pas l’habitude d’aller dans ces musées ne sont pas forcémment davantage intéressées. L’effort devrait etre donné sur le front de l’enseignement, ouvrir des tarifs très faibles aux classes dans les musées par exemple.
En tout cas j’espere qu’un maximum de personnes iront en profiter..
. Les musées concernés sont tous loins de chez moi, tanpis (le mécontent de service)